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L’exposition “Phantasma” explore imagination et illusion à la PLATO Gallery
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L’exposition “Phantasma” explore imagination et illusion à la PLATO Gallery

La Phantasma, actuellement présentée à la PLATO Gallery, réunit sept artistes contemporains autour d’une réflexion sur l’imagination, le rêve et l’illusion dans la peinture actuelle. L’exposition, visible jusqu’au 19 avril 2026, s’inspire des débats philosophiques antiques sur la perception et la représentation, notamment ceux de Plato et Aristotle, qui ont profondément influencé la manière dont […]

Dougnac MAJ  3 min

La Phantasma, actuellement présentée à la PLATO Gallery, réunit sept artistes contemporains autour d’une réflexion sur l’imagination, le rêve et l’illusion dans la peinture actuelle.

L’exposition, visible jusqu’au 19 avril 2026, s’inspire des débats philosophiques antiques sur la perception et la représentation, notamment ceux de Plato et Aristotle, qui ont profondément influencé la manière dont l’art occidental interroge la relation entre réalité et apparence.

Peinture, mémoire et images contemporaines

À travers des œuvres réalisées sur toile et papier, l’exposition rassemble les artistes Alex Sutcliffe, Alic Brock, Darina Karpov, Henry Hung Chang, Jamie Adams, Tang Shuo et Vickie Vainionpää.

Le projet propose de considérer la peinture comme un espace d’apparitions, où se croisent :

  • les fantômes du passé,

  • la mémoire personnelle,

  • et l’imaginaire façonné par les médias contemporains.

Dans cette perspective, l’illusion n’est pas présentée comme une simple tromperie visuelle, mais comme une force créative capable de relier l’expérience intérieure, le monde extérieur et une dimension presque sublime.

Dialogues entre histoire de l’art et culture visuelle

Parmi les œuvres marquantes de l’exposition, Jamie Adams revisite l’icône du cinéma Jean Seberg dans le film Breathless (1960), à travers des portraits tels que Jeannie’s Blue Suit et Mama’s Dream. Ces tableaux mêlent références cinématographiques et souvenirs personnels.

De son côté, Darina Karpov propose des toiles chargées d’émotion qui assemblent souvenirs d’enfance à Saint-Pétersbourg, dessins animés soviétiques et images du cinéma.

L’artiste Henry Hung Chang explore quant à lui les rituels folkloriques taïwanais, l’identité queer et l’expérience migratoire dans son œuvre Bonfire.

Entre tradition picturale et technologie numérique

Plusieurs artistes jouent également avec la frontière entre langage pictural classique et esthétique numérique.

  • Alex Sutcliffe revisite des scènes inspirées des Old Masters, brouillées par des effets picturaux évoquant les images numériques.

  • Vickie Vainionpää transforme les données issues de logiciels de suivi du regard (eye-tracking) en formes sculpturales fluides dans Diana in the Bath (Excerpt I).

  • Tang Shuo propose avec Lake un autoportrait teinté de réalisme magique mêlant mythologie et identité contemporaine.

  • Enfin, Alic Brock combine cinéma américain, logique onirique et esthétique digitale dans Bullseye, une peinture réalisée à l’acrylique et à l’aérographe.

Une réflexion sur l’illusion à l’ère numérique

En réunissant ces approches variées, Phantasma explore la manière dont la peinture contemporaine dialogue aujourd’hui avec la culture visuelle de l’ère numérique, tout en restant profondément ancrée dans les traditions philosophiques et artistiques de l’Occident.

L’exposition est visible jusqu’au 19 avril 2026 à la PLATO Gallery, située 202 Bowery, New York.