L’architecte-designer ukrainienne Victoria Yakusha présente une nouvelle série d’œuvres, « Land of Light II », qu’elle dévoilera lors de Design Miami 2025. Cette collection incarne sa philosophie du « live minimalism », mêlant une grande épure visuelle à une profondeur émotionnelle.
Une philosophie de « vivre minimal »
Yakusha, née en 1982 à Dnipro (Ukraine), est architecte, designer et fondatrice du studio Yakusha et de la marque FAINA.
Sa méthode se caractérise par deux piliers principaux :
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un design épuré, sans fioritures superflues ;
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une connexion forte aux matériaux vivants (argile, bois, fibres), à la mémoire et à la nature.
Elle appelle cela « live minimalism », non pas comme un simple style, mais comme une responsabilité : « creating a lifetime choice, not a trend. »
Dans ses propres mots, la maison ou l’objet doit « réveiller vos sens toucher, voir, entendre, sentir par sa texture, sa simplicité, son calme. »
Le projet « Land of Light II »
Dans cette nouvelle série :
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Yakusha met en lumière quatre personnalités ukrainiennes issues des domaines du design, de la mode, de la science et de l’art. Ces figures sont celles qui portent la lumière, par leur créativité, leur intégrité ou leur force discrète.
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Chacune de ces quatre personnes est mise en paire avec une créature mythique, sculptée, qui évoque leur qualité intérieure, symbolise leur lumière.
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Les sculptures sont réalisées en ZTISTA, un matériau durable développé par Yakusha. Ce mélange intègre argile, papier recyclé, copeaux de bois et fibres végétales (flax) visant une empreinte écologique réduite et une texture «vivante».
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L’ensemble est fabriqué dans la cadre de la production ukrainienne soulignant à la fois un ancrage local et un geste de résilience dans un contexte difficile.
Lumière, mémoire & résilience
Cette œuvre résonne sur plusieurs niveaux :
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Lumière dans l’obscurité : Yakusha place la lumière comme métaphore elle devient visible au moment même où tout peut sembler incertain. Avoir la lumière, c’est résister.
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Mémoire & lien humain : Le fait de coupler des êtres humains et des créatures mythiques suggère que ce qui nous porte dépasse le tangible ; c’est une force symbolique, un héritage.
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Matériaux vivants, fabrication locale : Le choix d’un matériau comme ZTISTA, et le fait de travailler en Ukraine, soulignent une démarche de soin pour la terre, pour le collectif, pour l’artisanat.
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Connexion entre visible et invisible : Yakusha brouille la frontière entre ce que l’on touche et ce que l’on ressent entre la sculpture et l’idée, entre l’objet et le vécu.
Visibilité à Design Miami
L’exposition “Land of Light II” prendra place à Design Miami 2025, positionnant ce projet dans un cadre international de design de collection.
Pour Yakusha, l’exposition de cet ensemble est non seulement un moment esthétique mais aussi un geste politique et culturel : faire entendre la voix du design ukrainien, faire voir la résilience du territoire, faire sentir que la lumière continue d’agir même dans les temps tumultueux.
Pourquoi cela mérite notre attention
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Parce que l’approche de Yakusha rassemble minimalisme et engagement : elle n’est pas froide, elle est chargée de sens.
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Parce que le matériau ZTISTA incarne une réflexion sur la durabilité et la circularité dans le design contemporain.
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Parce que l’Ukraine, dans son actualité, se trouve au cœur de tensions géopolitiques ; ce projet donne une forme artistique à cette réalité, sans la réduire à un simple thème «guerre».
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Parce que la lumière dans cette œuvre ne relève pas du décoratif mais du symbolique. Elle parle de l’humanité, du lien, de l’énergie possible.
Avec « Land of Light II », Victoria Yakusha livre un manifeste visuel et tactile : minimal mais plein, simple mais dense. Elle invite le public à repenser ce que signifie “porter la lumière” non pas comme un éclairage superficiel, mais comme une force intérieure, un engagement, une croyance en l’avenir. Et ce geste, façonné à travers des matériaux concrets et une fabrication locale en Ukraine, semble plus que jamais nécessaire.